Recommendations based on "Le Crépuscule (Classic Reprint) (French Edition)"
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By Albert Camus
Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.
By Marie Darrieussecq
Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.
By Karine Tuil
"Tu sais ce qui arrive à ceux qui pensent qu'on peut survivre en respectant des lois morales ? Tôt ou tard, ils finissent piétinés." Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Leur fils, Alexandre, étudie dans une prestigieuse université américaine. Mais alors que tout semble leur réussir, une accusation de viol fait voler en éclats ce qu'ils avaient si chèrement acquis. Ce roman puissant interroge la violence du monde contemporain et nous confronte à nos peurs : qui est à l'abri de se retrouver un jour piégé dans un redoutable engrenage ?
By Alexandre Dumas
La maison était triste parce qu'elle avait des remords ; elle avait des remords parce qu'elle cachait un crime. "Oh ! qui dit que c'est un crime ? reprit Villefort, tentant un dernier effort. - Comment ! un enfant enterré vivant dans un jardin, ce n'est pas un crime ? s'écria Monte-Cristo. Comment appelez-vous donc cette action-là, monsieur le procureur du roi ? - Mais qui dit qu'il a été enterré vivant ? - Pourquoi l'enterrer là, s'il était mort ? Ce jardin n'a jamais été un cimetière. - Que fait-on aux infanticides dans ce pays-ci ? demanda naïvement le major Cavalcanti. - Oh ! mon Dieu ! on leur coupe tout bonnement le cou, répondit Danglars. - Ah ! on leur coupe le cou, fit Cavalcanti. - Je le crois... N'est-ce pas, monsieur de Villefort ? demanda Monte-Cristo. - Oui, monsieur le comte", répondit celui-ci avec un accent qui n'avait plus rien d'humain
By Christelle Dabos
Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?
By Jose Cabanis
Le lundi 7 avril 1986, la mère d'Annie Ernaux s'éteint dans une maison de retraite. En trois ans, une maladie cérébrale, qui détruit la mémoire, l'avait menée à la déchéance physique et intellectuelle. Frappée de stupeur par cette mort que, malgré l'état de sa mère, elle s'était refusé à imaginer, Annie Ernaux s'efforce de retrouver les différents visages et la vie de celle qui était l'image même de la force active et de l'ouverture au monde. Quête du sens de l'existence d'une femme, d'abord ouvrière, puis commerçante anxieuse de "tenir son rang", passionnée de lecture et pour qui s'élever "c'était d'abord apprendre". Mise au jour, aussi, de l'évolution et de l'ambivalence des sentiments d'une fille envers sa mère : amour et haine, culpabilité, tendresse et agacement, attachement viscéral et muet pour la vieille femme diminuée. Dans La place, l'autrice évoquait son père. Les deux récits se recoupent, se complètent, mais l'éclairage change, ici plus charnel et contrasté. L'écriture, précise et concrète, ressuscite d'une manière bouleversante cette mère qui était, pour sa fille, l'incarnation du Temps et de la condition sociale d'origine : "J'ai perdu le dernier lien avec le monde dont je suis issue."
By Milan Kundera
Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : Es muss sein ! " Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli.
By Maurice Genevoix
Product DescriptionTrès grièvement blessé lors de la guerre de 1914-1918, Maurice Genevoix rassemble ses souvenirs de soldat. Il n’avait que 24 ans lorsqu’il prit le commandement d’une compagnie en août 1914. Tandis que se tissaient des relations faites d’entraide et de peur, il fit face à l’horreur des combats, des cadavres mutilés, de l’inimaginable.About the AuthorMaurice Genevoix (1890-1980) a combattu pendant la Première Guerre mondiale. Prix Goncourt pour Raboliot, il a été élu à l’Académie française en 1946.
By Paule Du Bouchet
Hélène tient un journal comme sa mère Adèle, alors jeune fille, en tenait un pendant la première guerre mondiale (voir "Le journal d'Adèle"). Elle a onze ans quand elle l'entame en juin 1940 et plus de quinze quand elle l'achève en 1944. Si elle a la chance de quitter parfois la ville pour un séjour à la campagne, elle passe l'essentiel de ces quatre années dans Paris étranglé par la guerre. 12 septembre 1941 : J'ai retrouvé Paris et aussi une vieille amie : la faim ! Il y a encore moins à manger qu'avant l'été. Maman doit se lever à 5 heures pour partir commencer à faire la queue chez les commerçants. Si on arrive trop tard, il n'y a plus rien. Certaines personnes débrouillardes se font un peu d'argent en attendant pour les autres : Suzanne, la fille de la concierge, gagne quatre francs par heure en faisant la queue pour ceux qui lui demandent. Mais nous ne voulons rien lui demander parce que nous avons appris que les Senati sont comme la famille de Claudine : contre les juifs.
By Pascal Quignard
From the Back Cover Les Petits traités ne sont ni des essais ni des fictions. Cela n'entrait dans aucun genre. C'étaient de courts arguments déchirés, des contradictions laissées ouvertes, des mains négatives, des apories, des fragments de contes, des vestiges. Je ne retenais que ce qui du temps était rejeté par l'Histoire tandis qu'elle prétendait écrire sa grande narration mensongère. Je ne retenais des livres des Anciens que ce que la Norme expulsait des littératures du passé pour asseoir son autorité collective et académique.J'ai toujours aimé les choses désavouées. C'est presque devenu une seconde nature. On regarde de haut ce qu'on méprise alors que le trésor qui reste du monde humain est peut-être ce qu'il a rebuté.Pascal Quignard.