Un couple d'américains, Port et Kit Moresly, en compagnie de leur ami Tunner, parcourt l'Afrique du Nord, de la côte au Sahara. Les Moresly, bien que mariés depuis onze ans, sont loin de s'entendre. Au cours du voyage, Kit a une brève aventure avec Tunner; mais cette femme tourmentée n'en retire qu'un complexe de culpabilité supplémentaire. Port, sur ces entrefaites, meurt de la fièvre typhoïde. Kit se sent responsable et coupable de cette mort. Elle fuit devant son passé. Une caravane l'emporte vers Dakar. La jeune femme, saisie d'une espèce de délire sensuel, découvre l'amour charnel avec un jeune Arabe, puis avec un Noir qu'elle se met à aimer éperdument. Peu à peu, son esprit se détraque. Elle est fascinée par l'Afrique, sa prodigalité et son pourrissement, sa vitalité et sa décadence. C'est ce qu'exprime la dérision du titre qui parodie Fromentin. Il y a chez Paul Bowles quelque chose de D.H. Lawrence dans l'humanité des personnages, leur parfaite solitude, leur malaise intérieur. Avec, en plus, une compréhension aiguë de l'Afrique.
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Un thé au Sahara
von Paul Bowles, Henri Robillot, Simone Martin-Chauffier
Un couple d'américains, Port et Kit Moresly, en compagnie de leur ami Tunner, parcourt l'Afrique du Nord, de la côte au Sahara. Les Moresly, bien que mariés depuis onze ans, sont loin de s'entendre. Au cours du voyage, Kit a une brève aventure avec Tunner; mais cette femme tourmentée n'en retire qu'un complexe de culpabilité supplémentaire. Port, sur ces entrefaites, meurt de la fièvre typhoïde. Kit se sent responsable et coupable de cette mort. Elle fuit devant son passé. Une caravane l'emporte vers Dakar. La jeune femme, saisie d'une espèce de délire sensuel, découvre l'amour charnel avec un jeune Arabe, puis avec un Noir qu'elle se met à aimer éperdument. Peu à peu, son esprit se détraque. Elle est fascinée par l'Afrique, sa prodigalité et son pourrissement, sa vitalité et sa décadence. C'est ce qu'exprime la dérision du titre qui parodie Fromentin. Il y a chez Paul Bowles quelque chose de D.H. Lawrence dans l'humanité des personnages, leur parfaite solitude, leur malaise intérieur. Avec, en plus, une compréhension aiguë de l'Afrique.
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