Empfehlungen basierend auf "Peau noire, masques blancs"

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von Alexandra Bracken

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en foncion du danger qu'ils représentent, et parqués dans des camps. Ruby et quelques autres refusent cette fatalité et s'enfuient. Echapperont-ils à leurs poursuivants ? Et surtout, parviendront-ils à maîtriser leurs pouvoirs sans perdre leur âme ?

von Camille Etienne

« On dit que les territoires nous façonnent. J’avais dix ans quand j’ai compris que le dérèglement climatique menaçait mon univers entier, et toutes mes histoires de famille, dont les glaciers renferment le souvenir. » Camille Étienne a grandidans un espace en voie de disparition. Dans un de ces lieux où le danger estdéjà réel, concret.Face à un effondrement d’une telle ampleur, il est aisé de sombrer dans laparalysie. Mais, nous dit-elle, « notre impuissance est une construction qui ne nous appartient pas », et qui sert ceux qui exercent et jouissent pleinement deleur pouvoir.Dans cet essai, Camille Étienne identifie les mythes qui nous entravent : éco-anxiété, fracture générationnelle, déclic, fausses peurs. Les paniques morales n’ont qu’un dessein : nous distraire de la peur qui devrait nous habiter et pourrait nous pousser à désobéir, ralentir ou cesser de coopérer.Camille Étienne défend une écologie libératrice, portée par une puissance collective et démocratique. L’inertie est une légende, et la potentialité d’un soulèvement en est la preuve.Camille Étienne a 24 ans. Pour un soulèvement écologique est son premier livre.

von Romain Gary

"La cachette fut terminée aux premières lueurs de l'aube. C'était une aube mauvaise de septembre, mouillée de pluie ; les pins flottaient dans le brouillard, le regard n'arrivait pas jusqu'au ciel. Depuis un mois, ils travaillaient secrètement la nuit : les Allemands ne s'aventuraient guère hors des routes après le crépuscule, mais, de jour, leurs patrouilles exploraient souvent la forêt, à la recherche des rares partisans que la faim ou le désespoir n'avaient pas encore forcés à abandonner la lutte. Le trou avait trois mètres de profondeur, quatre de largeur..."

von Simone de Beauvoir, Gallimard Folio edition

"La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie."

von David Foenkinos

La 4e de couverture indique : "Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d'Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu'i vient d'éprouver. Pour survivre, cet homme n'a trouvé qu'un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu'il y a un autre destin, celui d'une jeune femme, Camille, hantée par un drame."

von Jean Giono

En 1953, le magazine américain The Reader's Digest demanda à Giono d'écrire quelques pages pour la rubrique bien connue "Le personnage le plus extraordinaire que j'aie jamais rencontré". Quelques jours plus tard, le texte, tapé à la machine, était expédié, et la réponse ne se faisait pas attendre : réponse satisfaite et chaleureuse, c'était tout à fait ce qui convenait. Quelques semaines passèrent, et un beau jour Giono descendit de son bureau. Son visage reflétait la stupéfaction. Il venait de recevoir une deuxième lettre du Reader's Digest, d'un ton bien différent de la première : on l'y traitait d'imposteur... Giono trouvait la situation cocasse, mais ce qui dominait en lui à l'époque, c'est la surprise qu'il puisse exister des gens assez sots pour demander à un écrivain, donc inventeur professionnel, quel était le personnage le plus extraordinaire qu'il ait rencontré, et pour ne pas comprendre que ce personnage était forcément sorti de son imagination...

von Pascal Quignard

From the Back Cover Les Petits traités ne sont ni des essais ni des fictions. Cela n'entrait dans aucun genre. C'étaient de courts arguments déchirés, des contradictions laissées ouvertes, des mains négatives, des apories, des fragments de contes, des vestiges. Je ne retenais que ce qui du temps était rejeté par l'Histoire tandis qu'elle prétendait écrire sa grande narration mensongère. Je ne retenais des livres des Anciens que ce que la Norme expulsait des littératures du passé pour asseoir son autorité collective et académique.J'ai toujours aimé les choses désavouées. C'est presque devenu une seconde nature. On regarde de haut ce qu'on méprise alors que le trésor qui reste du monde humain est peut-être ce qu'il a rebuté.Pascal Quignard.

von Colette Guillaumin

"Il n'est point ici question d'une condamnation morale convenue, mais d'une oeuvre de sociologie. L'essentiel, en effet, n'est pas l'objet de la croyance raciste - l'inégalité des êtres ou les particularités génétiques et morales -, mais la croyance elle-même, la volonté de distinguer son identité propre de celle d'autres groupes en fonction de signes distinctifs, individuels et collectifs. Le grand basculement s'opère au XVIIIe siècle : à une Nature ordonnée par Dieu selon une hiérarchie où chacun, depuis Aristote, trouve sa place dans une grande harmonie sociale, voire une division du travail, succède un univers désenchanté, mécaniste, où les principes de la biologie régissent désormais les êtres, donc leurs capacités supposées, leur subordination et leur exclusion possible. Dès lors, la race n'apparaît pas comme un signe de nature biologique repérable dans les faits, mais plutôt comme une forme biologique d'exclusion sociale, utilisée comme signe, à seule fin de distinguer, discriminer, mettre à part. Les travaux des biologistes et généticiens sont salutaires, qui disent l'impossibilité de travailler avec une notion aussi indéfinissable que celle de race ; il n'empêche. La race, dans le langage ordinaire, est une modalité de distinction. Peu importe qu'elle ne corresponde à aucun outil classificatoire réel ; l'essentiel est que le terme permette l'acte : rejeter. Une étude pionnière, qui a inspiré depuis toutes les grandes recherches sur le sujet." --

von Lilia Hassaine

« "Les secrets sont des bâtons de dynamite qu'on cache sous un lit. Pendant des années, tout se passe bien, mais l'étincelle peut venir de n'importe où, n'importe quand." 1959. Saïd a quitté l'Algérie pour venir travailler dans une usine automobile en France. Après plusieurs années de séparation, il réussit à faire venir sa famille ? sa femme Naja et leurs trois enfants ? en région parisienne. Mais Naja tombe enceinte de jumeaux, alors que leurs conditions de vie leur permettent tout juste d'accueillir une bouche supplémentaire à nourrir? De l'âge d'or des cités HLM à leur abandon progressif, ce roman intense raconte le poids d'un mensonge porté par une famille pendant trois générations, entre l'Algérie et la France. »--Quatrième de couverture.

von Sylvain Prudhomme

« Il était écrit que telle serait sa destinée, être sauvé par trois fois d'une mort certaine et ne pas même le savoir, ne pas même avoir à en éprouver la moindre once de gratitude envers qui que ce soit, ne pas même avoir à regretter que d'autres soient morts de l'avoir sauvé. » Petit-fils d'un ancien colon, un jeune Français sillonne les routes de montagne algériennes dans le camion du vieux Bahi. Le septuagénaire, qui fut autrefois l'ouvrier agricole de son grand-père, lui raconte ses souvenirs à la ferme, à la veille de l'Indépendance. Du travail dans les vignes le jour aux réunions clandestines du FLN la nuit renaît ce passé tumultueux qui allait nécessairement opposer Bahi et son patron, mais qui continue de les lier l'un à l'autre par-delà la distance et les années. Avec Là, avait dit Bahi, Sylvain Prudhomme évoque déjà la figure du patriarche Malusci et signe un prélude au secret révélé, onze ans plus tard, dans L'enfant dans le taxi.