Empfehlungen basierend auf "N'éteins pas la lumière"
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von Albert Camus
Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.
von Edouard Louis
"Mon frère a passé une grande partie de sa vie à rêver. Dans son univers ouvrier et pauvre où la violence sociale se manifestait souvent par la manière dont elle limitait les désirs, lui imaginait qu'il deviendrait un artisan mondialement connu, qu'il voyagerait, qu'il ferait fortune, qu'il réparerait des cathédrales, que son père, qui avait disparu, reviendrait et l'aimerait. Ses rêves se sont heurtés à son monde et il n'a pu en réaliser aucun. Il voulait fuir sa vie plus que tout mais personne ne lui avait appris à fuir et tout ce qu'il était, sa brutalité, son comportement avec les femmes et avec les autres, le condamnait ; il ne lui restait que les jeux de hasard et l'alcool pour oublier. A trente-huit ans, après des années d'échecs et de dépression, il a été retrouvé mort sur le sol de son petit studio. Ce livre est l'histoire d'un effondrement."--
von Lucy Clarke
Elle Fielding has taken the literary world by storm, with her first book hitting the bestsellers lists and making big money. But now she's under pressure from her publisher to produce a follow-up that's just as compelling. Having spent a chunk of her earnings remodelling her dream house on the cliffs, she decides to take a break to try to cure her writer's block, renting the property out on Airbnb while she's away. Upon her return, however, she realises something has changed. Despite her friends' reassurances that everything is fine, and her vivid imagination must be running away with her, Elle is increasingly convinced something is seriously wrong. As fear and paranoia close in, her own home becomes a prison. Someone is unlocking her past - and she's given them the key...
von Edouard Louis
« Une question s’est imposée au centre de ma vie, elle a concentré toutes mes réflexions, occupé tous les moments où j’étais seul avec moi-même : comment est-ce que je pouvais prendre ma revanche sur mon passé, par quels moyens ? J’essayais tout. »É. L.Édouard Louis est l’auteur de plusieurs livres autobiographiques. Il est également un des traducteurs de la poétesse canadienne Anne Carson.
von Annie Ernaux
"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
von Daniel Pennac
"Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ?" Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même ("l'innocence m'aime") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.
von Simone de Beauvoir, Gallimard Folio edition
"La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie."
von Laura Swan
S’attirer des ennuis. Shayn a toujours excellé dans ce domaine. Se rapprocher de June était défendu, mais inévitable, et dans le chaos respectif de leurs vies, leur relation semble trop belle pour être vraie. Quand ses mauvaises fréquentations le rattrapent, il doit affronter les conséquences de ses actes et y mettre un terme. Alors, depuis que Shayn s’est éloigné de June pour la protéger, ils agissent comme des étrangers. Mais renoncer à elle s’avère plus compliqué qu’il ne le pensait, et le danger qui les guette s’ajoute désormais à l'interdit de leur relation… « Tu détruis tout ce que tu touches… Alors si je te tends ma main, est-ce que tu la prendras ? »
von Philippe Richelle
1932. L'Allemagne traversait une crise sans précédent. Mon père, comme de nombreux compatriotes, voyait en Hitler le seul homme capable de la redresser. Je désapprouvais en silence... C'est à cette époque que Katarina vint habiter en face de chez nous. Je découvris des sentiments inconnus jusqu'alors... Les choses auraient pu être simples, s'il n'y avait eu ma timidité et, surtout, l'arrivée des Nazis au pouvoir.