Empfehlungen basierend auf "Le monde sans sommeil"
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von Paul Eluard, Paul Beluard
"Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets." André Pieyre de Mandiargues.
von Christelle Dabos
Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.
von Romain Gary
Pour Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit "le facteur timbré" parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire "historique" de tous les siens, fidèle aux valeurs de "l'enseignement public obligatoire", le petit Normand n'oubliera jamais Lila. Il essai de s'en rendre digne, étudie, souffre de jalousie à cause du bel Allemand Hans von Schwede, devient le secrétaire du comte Bronicki avant le départ de la famille en Pologne, où il les rejoint au mois de juin 1939, juste avant l'explosion de la Seconde Guerre mondiale qui l'oblige à rentrer en France. Alors la séparation commence pour les très jeunes amants... Pour traverser les épreuves, défendre son pays et les valeurs humaines, pour retrouver son amour, Ludo sera toujours soutenu par l'image des grands cerfs-volants, leur symbole d'audace, de poésie et de liberté inscrit dans le ciel.
von Alexandre Dumas
La maison était triste parce qu'elle avait des remords ; elle avait des remords parce qu'elle cachait un crime. "Oh ! qui dit que c'est un crime ? reprit Villefort, tentant un dernier effort. - Comment ! un enfant enterré vivant dans un jardin, ce n'est pas un crime ? s'écria Monte-Cristo. Comment appelez-vous donc cette action-là, monsieur le procureur du roi ? - Mais qui dit qu'il a été enterré vivant ? - Pourquoi l'enterrer là, s'il était mort ? Ce jardin n'a jamais été un cimetière. - Que fait-on aux infanticides dans ce pays-ci ? demanda naïvement le major Cavalcanti. - Oh ! mon Dieu ! on leur coupe tout bonnement le cou, répondit Danglars. - Ah ! on leur coupe le cou, fit Cavalcanti. - Je le crois... N'est-ce pas, monsieur de Villefort ? demanda Monte-Cristo. - Oui, monsieur le comte", répondit celui-ci avec un accent qui n'avait plus rien d'humain
von Serge Moati
Comme au générique d’un film, Villa Jasmin s’ouvre sur une vieille photographie prise à Tunis. Un homme la regarde et se souvient. Le cliché lui suffit à faire surgir un monde englouti, coloré et joyeux, à reformer le puzzle d’une histoire familiale brisée par l’Histoire. Le narrateur, omniprésent, navigue à sa guise dans le temps et dans l’espace. Il retrouve avec ses parents les jours heureux d’avant sa naissance, l’odeur têtue du jasmin de la Tunisie du Protectorat, la nonchalance de l’avant-guerre. C’est la douce présence de sa mère, Odette, le courage de son père, Serge, un juif, socialiste et franc-maçon. C’est l’Occupation, quand le drapeau nazi flotte sur la villa et qu’un jeune fasciste français règne cruellement sur le pays. C’est la résistance du père, déporté en Allemagne, relâché par miracle et libérateur de Paris. Dans une fresque qui mêle, des deux côtés de la Méditerranée, les collabos de Paris et les combattants anti-fascistes, les Allemands et leurs victimes, Villa Jasmin dévoile des aspects peu connus de la colonisation et de la Seconde Guerre mondiale. Mais c’est aussi un chant d’amour offert par l’auteur à la mémoire de ceux, exilés du côté de la Mort, qui ne cessent de frapper à la porte des vivants, contre l’oubli. Serge Moati est réalisateur et producteur. Il a mis en scène un grand nombre d'oeuvres de fiction et adapté pour la télévision des romans de François Mauriac, Guy de Maupassant, Roger Grenier, Emmanuel Boue, Nine Moati et Bernard Thomas. Il est aussi l'auteur de nombreux documentaires et anime, depuis 1999, l'émission Ripostes sur France 5. Il a publié un roman, La Saison des palais.
von Caroline Wahl
22 longueurs . Une petite ville de province en été. Chaque soir, Tilda va nager ses 22 longueurs à la piscine en plein air, indispensable respiration dans une vie lourde de responsabilités : un master de maths à préparer, un petit boulot de caissière dans un supermarché, et surtout la charge de sa petite soeur Ida, qu'elle adore, et de leur mère alcoolique.. L'horizon semble se dégager quand Tilda se voit proposer un poste de doctorante à Berlin. Elle rêve de partir, comme tous ses amis l'ont fait avant elle. Mais peut-elle abandonner Ida alors que la situation à la maison se dégrade ?. Et si le salut venait de Viktor qui, comme elle, nage chaque jour 22 longueurs, et en qui Tilda croit voir une âme aussi blessée que la sienne ?. Couronné de succès en Allemagne, 22 longueurs révèle le talent d'une autrice à peine trentenaire. Dans ce lumineux roman d'initiation, Caroline Wahl célèbre les forces vives de la jeunesse et la confiance en l'avenir récompensée, quand le courage, la tendresse et la solidarité se conjuguent pour surmonter les épreuves.
von Simone de Beauvoir
Product Description Plutarque raconte qu'un jour Pyrrhus faisait des projets de conquête. "Nous allons d'abord soumettre la Grèce, disait-il. - Et après ? dit Cinéas. - Nous gagnerons l'Afrique. - Après l'Afrique ? - Nous passerons en Asie, nous conquerrons l'Asie Mineure, l'Arabie. - Et après ? - Nous irons jusqu'aux Indes. - Après les Indes ? - Ah ! dit Pyrrhus, je me reposerai. - Pourquoi, dit Cinéas, ne pas vous reposer tout de suite ?" Cette anecdote illustre assez bien toute une sagesse : celle de l'"À quoi bon ?" Cependant, il faut que Pyrrhus décide. Il reste ou il part. S'il reste, que fera-t-il ? S'il part, jusqu'où ira-t-il ? "Il faut cultiver notre jardin" dit Candide. Ce conseil ne nous sera pas d'un grand secours. Car, quel est mon jardin ? Il y a des hommes qui prétendent labourer la terre entière ; et d'autres trouvent un pot de fleurs trop vaste. Comment savoir ce qui est mien ? Quelle est donc la mesure d'un homme ? Quels buts peut-il se proposer, et quels espoirs lui sont permis ? À ces questions, - et après avoir examiné quelques-unes des "fins suprêmes" de l'homme, - Dieu, l'humanité, "les autres", - Simone de Beauvoir fait une réponse qui affirme en les définissant les limites de l'humain : "Nous pouvons toujours nous échapper vers un "ailleurs", mais cet ailleurs est encore quelque part, au sein de notre condition humaine ; nous ne lui échappons jamais et nous n'avons aucun moyen de l'envisager du dehors pour la juger. Elle seule rend possible la parole. C'est avec elle que se définissent le bien et le mal ; les mots d'utilité, de progrès, de crainte n'ont de sens que dans un monde où le projet a fait apparaître des points de vue et des fins ; ils supposent ce projet et ne sauraient s'appliquer à lui. L'homme ne connaît rien d'autre que d'humain : à quoi donc le comparer ? quel homme pourrait juger l'homme ? Au nom de quoi parlerait-il ?" About the Author Simone de Beauvoir est née à Paris le 9 janvier 1908. Elle fit ses études jusqu'au baccalauréat dans le très catholique cours Désir. Agrégée de philosophie en 1929, elle enseigna à Marseille, à Rouen et à Paris jusqu'en 1943. C'est L'Invitée (1943) qu'on doit considérer comme son véritable début littéraire. Viennent ensuite Le sang des autres (1945), Tous les hommes sont mortels (1946), Les Mandarins (prix Goncourt 1954), Les Belles Images (1966) et La Femme rompue (1968). Simone de Beauvoir a écrit des mémoires où elle nous donne elle-même à connaître sa vie, son oeuvre. L'ampleur de l'entreprise autobiographique trouve sa justification, son sens, dans une contradiction essentielle à l'écrivain : choisir lui fut toujours impossible entre le bonheur de vivre et la nécessité d'écrire ; d'une part la splendeur contingente, de l'autre la rigueur salvatrice. Faire de sa propre existence l'objet de son écriture, c'était en partie sortir de ce dilemme. Outre le célèbre Deuxième sexe (1949) devenu l'ouvrage de référence du mouvement féministe mondial, l'oeuvre théorique de Simone de Beauvoir comprend de nombreux essais philosophiques ou polémiques. Après la mort de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir a publié La Cérémonie des adieux (1981) et les Lettres au Castor (1983) qui rassemblent une partie de l'abondante correspondance qu'elle reçut de lui. Jusqu'au jour de sa mort, le 14 avril 1986, elle a collaboré activement à la revue fondée par Sartre et elle-même, Les Temps Modernes, et manifesté sous des formes diverses et innombrables sa solidarité avec le féminisme.
von Christelle Dabos
Après deux ans et sept mois à se morfondre sur l'arche d'Anima, Ophélie a décidé d'agir. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?
von Rina Kent
La vérité n'est pas toujours ce qu'elle semble être. Lia ne le réalise pas, mais elle le fera. Bientôt. J'ai choisi cette vie. Cette route. Cet arrangement tordu entre nous. Pour elle, j'ai fait un pacte avec le diable. Pour elle, j'ai joué avec le destin et la mort. Il n'y a pas de retour en arrière possible. Je l'ai volée et comme tout voleur, je ne la rendrai pas. Lia est ma dépendance, mon obsession, mon amour. Elle est mienne pour toujours. * UNE SERIE QUI A DEJA CONQUIS LES LECTEURS (source GOODREADS) « Ce livre m'a donné tout ce dont j'avais besoin, des réponses à mes questions, des émotions, la confusion suscitée par le dernier livre n'a pas seulement été dissipée, mais maintenant, en regardant en arrière, je réalise que tout s’emboîte parfaitement. » « Ils s'aiment, mais chacun d'eux a des raisons de ne pas se faire confiance. Ils se cachent des choses et pourtant ils ne peuvent pas rester éloignés l'un de l'autre. Ce livre est brûlant et sauvage. Je ne vais rien dévoiler, mais cette série est formidable si vous aimez les héros dominants, possessifs et protecteurs. » « Je le hurle depuis le début, mais si vous voulez un livre qui vous ruine complètement, alors lisez cette trilogie ! C'est sombre, mais je jure que c'est la meilleure intrigue que j’ai jamais lue. »
von Sarah Cohen-Scali
« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l'on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l'enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans Loi. Sans rien d'autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d'aimer. Heil Hitler !" Max est le prototype parfait du programme "Lebensborn" initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l'Allemagne puis l'Europe occupée par le Reich. Une fable historique fascinante et dérangeante qu'on ne peut pas lâcher. Une lecture choc, remarquablement documentée, dont on ne sort pas indemne. »--Quatrième de couverture