Empfehlungen basierend auf "La vie devant soi"

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von Albert Camus

"Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide." Avec cette formule foudroyante, qui semble rayer d'un trait toute la philosophie, un jeune homme de moins de trente ans commence son analyse de la sensibilité absurde. Il décrit le "mal de l'esprit" dont souffre l'époque actuelle : "L'absurde naît de la confrontation de l'appel humain avec le silence déraisonnable du monde."

von Annie Ernaux

"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.

von SARTRE

"Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres."

von Elena Ferrante

Je Ne Suis Pas Nostalgique De Notre Enfance : Elle était Pleine De Violence. C’était La Vie, Un Point C’est Tout : Et Nous Grandissions Avec L'obligation De La Rendre Difficile Aux Autres Avant Que Les Autres Ne Nous La Rendent Difficile. Elena Et Lila Vivent Dans Un Quartier Pauvre De Naples à La Fin Des Années Cinquante. Bien Qu’elles Soient Douées Pour Les études, Ce N’est Pas La Voie Qui Leur Est Promise. Lila Abandonne L’école Pour Travailler Dans L’échoppe De Cordonnier De Son Père. Elena, Soutenue Par Son Institutrice, Ira Au Collège Puis Au Lycée. Les Chemins Des Deux Amies Se Croisent Et S’éloignent, Avec Pour Toile De Fond Une Naples Sombre, En ébullition. Formidable Voyage Dans L’italie Du Boom économique, L’amie Prodigieuse Est Le Portrait De Deux Héroïnes Inoubliables Qu’elena Ferrante Traque Avec Passion Et Tendresse.

von Simone de Beauvoir, Gallimard Folio edition

"La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie."

von Simone de Beauvoir

"Les gens heureux n'ont pas d'histoire. C'est dans le désarroi, la tristesse, quand on se sent brisé ou dépossédé de soi-même qu'on éprouve le besoin de se raconter. J'ai voulu faire entendre ici la voix de trois femmes qui se débattent avec des mots dans des situations sans issue. L'une bute contre une inéluctable fatalité, celle de l'âge. La seconde conjure par un monologue paraphrénique la solitude où l'a jetée son égoïsme éperdu. La femme rompue est la victime stupéfaite de la vie qu'elle s'est choisie : une dépendance conjugale qui la laisse dépouillée de tout et de son être même quand l'amour lui est refusé. On chercherait en vain des moralités dans ces récits ; proposer des leçons, non ; mon intention était tout autre. On ne vit qu'une vie mais par la sympathie on peut parfois sortir de sa peau. J'ai souhaité communiquer à mes lecteurs certaines expériences auxquelles j'ai ainsi participé. Je me sens solidaire des femmes qui ont assumé leur vie et qui luttent pour la réussir ; mais cela ne m'empêche pas - au contraire - de m'intéresser à celles qui l'ont plus ou moins manquée et, de manière générale, à cette part d'échec qu'il y a dans toute existence." Simone de Beauvoir.

von Victor Hugo

Gwynplaine a la bouche fendue jusqu'aux oreilles par une horrible cicatrice. C'est l'ouvre des comprachicos, des trafiquants d'enfants à qui il a été vendu. Recueilli par un saltimbanque avec la petite Dea, une orpheline aveugle, il devient la vedette de spectacles ambulants. Quand il découvre l'incroyable vérité sur sa naissance, le destin de «l'Homme qui rit» bascule... Saura-t-il rester fidèle à ceux qui l'aiment pour ce qu'il est vraiment ? Un héros saisissant, une ouvre puissante proposée en version abrégée. [4e de couverture]

von Jean-Paul Sartre

"Cette pièce peut passer pour un complément, une suite aux Mains sales, bien que l'action se situe quatre cents ans auparavant. J'essaie de montrer un personnage aussi étranger aux masses de son époque, qu'Hugo, le jeune bourgeois, héros des Mains sales,l'était, et aussi déchiré. Cette fois, c'est un peu plus gros. Goetz, mon héros, incarné par Pierre Brasseur, est déchiré, parce que, bâtard de noble et de paysan, il est également repoussé des deux côtés. Le problème est de savoir comment il lâchera l'anarchisme de droite pour aller prendre part à la guerre des paysans... J'ai voulu montrer que mon héros, Goetz, qui est un genre de franc-tireur et d'anarchiste du mal, ne détruit rien quand il croit beaucoup détruire. Il détruit des vies humaines, mais ni la société, ni les assises sociales, et tout ce qu'il fait finit par profiter au prince, ce qui l'agace profondément. Quand, dans la deuxième partie, il essaie de faire un bien absolument pur, cela ne signifie rien non plus. Il donne des terres à des paysans, mais ces terres sont reprises à la suite d'une guerre générale, qui d'ailleurs éclate à propos de ce don. Ainsi, en voulant faire l'absolu dans le bien ou dans le mal, il n'arrive qu'à détruire des vies humaines... La pièce traite entièrement des rapports de l'homme à Dieu,ou, si l'on veut, des rapports de l'homme à l'absolu..." Jean-Paul Sartre.

von Ann Brashares

Vol. 2: Au coeur d'étés inoubliables, une grande histoire où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes. De surprises en émotions, de rires en larmes, Carmen, Tibby, Bridget et Lena font l'apprentissage de la vie... et se retrouvent dix ans plus tard, confrontées aux grandes questions de l'existence : l'amitié, la mort, la maternité, l'amour... [4e de couv.]

von Kerstin Gier

Longtemps, Gwendolyn a pense etre une lyceenne comme les autres. Jusqu'au jour ou la realite l'a rattrapee. Non, elle n'est pas comme tout le monde, oui, elle appartient aux Veilleurs du temps, elle doit voyager a travers les ages, fermer un Cercle auquel elle ne comprend rien, partir a la recherche d'autres Veilleurs dans le passe, et affronter un comte du XVIIIe siecle... pretendument immortel. Pourtant Gwendolyn ne souhaite qu'une chose: que son (beau) Gideon l'embrasse pour de bon. Est-ce trop demander ?