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von Albert Camus
Le jour où sa mère est morte, Meursault a remarqué qu'il faisait très chaud dans l'autobus qui le menait d'Alger à l'asile de vieillards, et il s'est assoupi. Plus tard, dans la chambre mortuaire, il a apprécié le café que lui offrait le concierge, a eu envie de fumer, a été gêné par la violente lumière des lampes électriques. Et c'est avec une conscience aiguë du soleil qui l'aveugle et le brûle que l'employé de bureau calme et réservé va commettre un acte irréparable. Camus présente un homme insaisissable amené à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.
von Elsie Silver
Son job d'été : nounou chez le père célibataire le plus grincheux (et le plus sexy) du monde… Cade se serait bien passé de recruter Willa pour garder son fils de cinq ans cet été, mais il n'a pas le choix. Toutes les autres candidates étaient plus insupportables les unes que les autres. Du haut de ses 25 ans, elle est d'accord pour lui rendre service, mais pas à n'importe quel prix, car Cade est un peu rude sur les bords, voire carrément désagréable. Malgré cela les cow-boys aux épaules larges et au langage grossier sont la kryptonite de cette citadine qui n'arrive plus à le quitter des yeux, alors comment lui résister… Notre arrangement dure deux mois… Mais mon cœur sait que c'est pour toujours.
von Lev Tolstoï
La Guerre et la Paix est une œuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle – la campagne de 1805-1806 et Austerlitz, celle de 1812-1813, Borodino et l’incendie de Moscou – s’inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov et, au centre, le comte Pierre Bézoukhov, avec lequel l’auteur s’identifie. Des chroniques faites d’amour et de haine, d’interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix – il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l’auteur – se fonde sur l’édition publiée dans « L’héritage littéraire » par l’Académie des sciences de l’URSS. Elle permettra aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l’action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l’intérêt pour ce chef-d’œuvre.
von Annie Ernaux
"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
von Alexandre Dumas
La maison était triste parce qu'elle avait des remords ; elle avait des remords parce qu'elle cachait un crime. "Oh ! qui dit que c'est un crime ? reprit Villefort, tentant un dernier effort. - Comment ! un enfant enterré vivant dans un jardin, ce n'est pas un crime ? s'écria Monte-Cristo. Comment appelez-vous donc cette action-là, monsieur le procureur du roi ? - Mais qui dit qu'il a été enterré vivant ? - Pourquoi l'enterrer là, s'il était mort ? Ce jardin n'a jamais été un cimetière. - Que fait-on aux infanticides dans ce pays-ci ? demanda naïvement le major Cavalcanti. - Oh ! mon Dieu ! on leur coupe tout bonnement le cou, répondit Danglars. - Ah ! on leur coupe le cou, fit Cavalcanti. - Je le crois... N'est-ce pas, monsieur de Villefort ? demanda Monte-Cristo. - Oui, monsieur le comte", répondit celui-ci avec un accent qui n'avait plus rien d'humain
von Alina Chau, Elise Nicoli
Le Quotidien De Jordan En Tant Que Joueuse Vedette De L'équipe De Basket-ball De Son école A Pris Fin Lorsqu’un Accident L’a Laissée Paralysée Et En Fauteuil Roulant. Si La Jeune Fille Est Toujours La Capitaine De L’équipe, La Compétition Et, Avec Elle, Ses Rêves De Grandeur, Semblent Loin. Jusqu'à Ce Qu'une Rencontre Avec Un Mystérieux éléphanteau, Qu'elle Surnomme Marshmallow, Mène Jordan Vers Un Nouveau Chemin : Celui De L’amitié, De L’entraide Et De L’acceptation De Soi.
von Daniel Pennac
"Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ?" Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même ("l'innocence m'aime") et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.
von Déborah Garcia
Dans "Ce n'est pas grave", Déborah Garcia aborde avec une sincérité totale des thématiques telles que l'amour, le pardon, la peur ou encore le doute. Semblable à une série de confessions, ce recueil de poésie pose des mots sur des sujets aussi intimes qu'universels. Simples, justes et authentique, ses mots sont aussi libérateurs."Marie Serale
von Rina Kent
Il ressemble à un prince charmant. Mais il n’est pas le sien. Teal Van Doren pensait tout contrôler. Marquée par un passé douloureux et des blessures qu’elle garde secrètes, elle nourrit une soif de vengeance insatiable. Alors, lorsqu’elle se retrouve fiancée à Ronan Astor, l’héritier d’un puissant empire, elle y voit une opportunité en or pour mettre son plan à exécution : le détruire. Avec son élégance et son charme magnétique, Ronan a tout du prince parfait. Mais derrière cette façade se cachent des ombres aussi sombres que celles de Teal. Et, surtout, il refuse obstinément de jouer le rôle qu’on attend de lui. Ce jeu d’échecs maîtrisé bascule en une lutte de pouvoir lorsque Ronan s’avère impossible à manipuler. A mesure que les masques tombent, la frontière entre vengeance et désir menace elle aussi de s'effondrer…
von Victor Hugo, Gallimard
«Il était là, grave, immobile, absorbé dans un regard et dans une pensée. Tout Paris était sous ses pieds, avec les mille flèches de ses édifices et son circulaire horizon de molles collines, avec son fleuve qui serpente sous ses ponts et son peuple qui ondule dans ses rues, avec le nuage de ses fumées, avec la chaîne montueuse de ses toits qui presse Notre-Dame de ses mailles redoublées. Mais dans toute cette ville, l'archidiacre ne regardait qu'un point du pavé :la place du Parvis ; dans toute cette foule, qu'une figure : la bohémienne.Il eût été difficile de dire de quelle nature était ce regard, et d'où venait la flamme qui en jaillissait. C'était un regard fixe, et pourtant plein de trouble et de tumulte. Et à l'immobilité profonde de tout son corps, à peine agité par intervalles d'un frisson machinal, comme un arbre au vent, à la roideur de ses coudes plus marbre que la rampe où ils s'appuyaient, à voir le sourire pétrifié qui contractait son visage, on eût dit qu'il n'y avait plus dans Claude Frollo que les yeux du vivant.»