Empfehlungen basierend auf "Dans le nu de la vie récits des marais rwandais"
Based on your reading history, we think you will also enjoy the following books.
von SARTRE
"Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres."
von Albert Camus
"Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve. De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. [...] J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui, malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui s'abat sur l'eau. Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement."
von Alain Mabanckou
Product DescriptionDans ce texte autobiographique, Alain Mabanckou met en scène un jeune garçon, un brin naïf et très imaginatif dans le Congo des années 1970. Fils unique, solitaire, il dialogue la nuit avec sa sœur « montée au ciel avec les anges ».« J’avais dix ans en ce temps-là. Pendant la saison sèche, je quittais en douce mon lit, j’ouvrais la porte de notre maison et je sortais dans la cour. (...) J’attendais parfois une demi-heure. Soudain, il y avait une étoile, une toute petite étoile qui brillait plus que les autres. Je l’observais avec attention. Je la voyais alors se déplacer, s’isoler, me sourire, avant de disparaître un moment entre deux nuages et de réapparaître. (...) Je lui avait donné un petit nom, un joli petit nom : Ma Soeur-Etoile... »Dans ce récit d’enfance, sincère et sans effet, l’auteur nous fait partager, par touches légères et sensibles, des scènes de sa vie familiale et des traditions culturelles et religieuses du pays de son enfance.About the AuthorNé au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou vit aux États-Unis où il enseigne la littérature francophone. Il a obtenu le prix Renaudot en 2006 pour Mémoires de porc-épic. Il est également l''auteur de Verre Cassé. Après l''école Duperré à Paris, puis les Arts Déco de Strasbourg, Judith Gueyfier se lance dans l''édition jeunesse. Son univers graphique s''est développé autour des voyages et nourri de littérature africaine et maghrébine. Elle exploite ces expériences pour mettre en image avec douceur les émotions des textes qu''elle illustre.
von Nathacha Appanah
Quand l'auteure apprend, en 2021, la mort de Chahinez, brûlée vive par son mari en pleine rue près de Bordeaux, elle doit affronter le souvenir de sa propre expérience de la violence, ainsi que celui de sa cousine Emma, tuée par son mari à l'île Maurice en 2000. Elle livre ses réflexions sur le crime conjugal.
von Agota Kristof
- On m'appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce Centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait et je mentais déjà. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l'autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n'existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ?- Je m'appelle Klaus T. Mais personne ne me connaît sous ce nom-là. Depuis que mon frère jumeau a disparu, il y a cinquante ans de cela, ma vie n'a plus beaucoup de sens. J'ai longtemps attendu son retour. S'il revenait aujourd'hui, je serais pourtant obligé de lui mentir.Après les horreurs de la guerre ( Le Grand Cahier ) et les années noires d'un régime de plomb ( La Preuve ), le temps serait-il venu d'ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu'un mensonge de plus car "un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste qu'une vie".
von Leon Walter Tillage
Leon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord. Son arrière-grand-mère était esclave, son père, métayer. Métayer, alors, cela voulait dire travailler toute l'année pour payer les dettes de l'année précédente, et ne jamais rien posséder soi-même. Être noir, dans les années quarante et cinquante, cela signifiait qu'on pouvait entrer dans certains magasins, mais par la porte de derrière, et qu'on entendait l'employé demander aux clients blancs : " Est-ce qu'il vous dérange ? Cela vous ennuie-t-il qu'il reste là ? Voulez-vous que je le mette dehors ? " Cela signifiait surtout qu'on pouvait perdre la vie, sans raison et sans espoir de justice. Le père de Leon est mort sous les yeux de sa femme et de ses enfants, écrasé par une voiture conduite par de jeunes Blancs. Ils lui ont foncé dessus à deux reprises, pour s'amuser. Leon avait tout juste quinze ans. Il se souvient d'avoir longtemps fait sept kilomètres à pied pour aller à l'école. Il se souvient que le conducteur du bus scolaire des Blancs arrêtait son véhicule pour que ses petits passagers puissent aller jeter des pierres aux écoliers noirs. De l'angoisse des siens les soirs où ils savaient que les membres du Ku Klux Klan allaient sortir. Il se souvient aussi que ses parents disaient : " Ç'a été voulu comme ça. C'est comme ça que ça doit être. Vous n'obtiendrez jamais d'être les égaux des Blancs ", et qu'il a refusé de les croire. Il a préféré écouter les paroles de Martin Luther King et risquer sa vie en participant à des marches pacifiques. Et un jour, enfin, les premières victoires sont venues.
von John Boyne
Product Description À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Pierrot vit à Paris avec ses parents, ignorant tout des nazis. Devenu orphelin, il est envoyé chez sa tante, en Allemagne, dans une maison au sommet d'une montagne. Ce n'est pas une maison ordinaire : le Berghof est la résidence d'Adolf Hitler. Pierrot va découvrir là un autre monde, fascinant et monstrueux. Book Description Après "Le garçon en pyjama rayé" qui a bouleversé des millions de lecteurs dans le monde, John Boyne nous raconte le destin troublant d'un autre garçon face à l'horreur nazie. About the Author John Boyne, auteur de six romans, est né en Irlande en 1941 et vit aujourd'hui à Dublin. "Le garçon en pyjama rayé" fut couronné de deux Irish Book Awards, sélectionné pour le British Book Award et récemment adapté au cinéma (Miramax). Ses romans sont traduits dans trente langues différentes.
von Paule Du Bouchet
Hélène tient un journal comme sa mère Adèle, alors jeune fille, en tenait un pendant la première guerre mondiale (voir "Le journal d'Adèle"). Elle a onze ans quand elle l'entame en juin 1940 et plus de quinze quand elle l'achève en 1944. Si elle a la chance de quitter parfois la ville pour un séjour à la campagne, elle passe l'essentiel de ces quatre années dans Paris étranglé par la guerre. 12 septembre 1941 : J'ai retrouvé Paris et aussi une vieille amie : la faim ! Il y a encore moins à manger qu'avant l'été. Maman doit se lever à 5 heures pour partir commencer à faire la queue chez les commerçants. Si on arrive trop tard, il n'y a plus rien. Certaines personnes débrouillardes se font un peu d'argent en attendant pour les autres : Suzanne, la fille de la concierge, gagne quatre francs par heure en faisant la queue pour ceux qui lui demandent. Mais nous ne voulons rien lui demander parce que nous avons appris que les Senati sont comme la famille de Claudine : contre les juifs.
von Nesrine Slaoui
Depuis un quartier populaire d’Apt, elle rêvait de journalisme, de Paris, de Science Po. Avec une mère femme de ménage, un père maçon et un nom à consonnance « étrangère », elle savait qu’elle devrait redoubler d’efforts. Elle les a faits. De retour dans la petite ville de son enfance à l’heure où le pays tout entier a été sommé de ne plus bouger, elle mesure à la fois tout ce qui la sépare désormais des siens, de son histoire, et tout ce qui l’y rattache encore, qui la constitue, et qu’elle essaie de préserver. Pourquoi faut-il que certains rêves vous arrachent à vous-même ? Quelle couleur de peau faut-il avoir, et quel nom faut-il porter pour pouvoir décider de son avenir ? C’est le récit d’une réussite mélancolique. Critique, aussi. A l’égard de toute la violence qu’elle a dû et doit encore affronter, simplement pour trouver sa place sans être obligée de devenir quelqu’un d’autre. C’est aussi un hommage à tous ceux pour qui la légitimité demeure un combat permanent. Nesrine Slaoui est journaliste. Illégitimes est son premier roman.
von Virginie Grimaldi
« Diane a toujours eu des rêves simples. Un mari, deux enfants, un métier qui lui plaît, c'est plus que ce qu'elle osait espérer. Le jour où Seb la quitte, son monde vacille. Absorbée par sa peine, elle ne voit pas que le drame se joue ailleurs. Tout près d'elle, dans cette chambre qui fait face à la sienne, les rires de sa fille s'épuisent. Lou a seize ans, le mal de grandir, et son premier chagrin d'amour lui arrache plus que des larmes. Quand Diane comprend, elle est prête à tout pour l'aider. Y compris à retourner vers un passé qu'elle avait fui. Ensemble, mère et fille marchent sur un fil. Sous leurs pas, le torrent de la vie gronde et emporte avec lui les heures fragiles. »--Page 4 de la couverture