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von Albert Camus

Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - MOUVEMENT LITTÉRAIRE : Littérature philosophique - GENRE ET REGISTRE : Réalisme critique - L'ÉCRIVAIN À SA TABLE DE TRAVAIL : Les étapes de l'oeuvre - GROUPEMENT DE TEXTES : Face au fléau - CHRONOLOGIE : Albert Camus et son temps - FICHE : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

von Paul Drach

With its blend of Eastern mysticism and Western culture, Hesse's best-known and most autobiographical work is one of literature's most poetic evocations of the soul's journey to liberationHarry Haller is a sad and lonely figure, a reclusive intellectual for whom life holds no joy. He struggles to reconcile the wild primeval wolf and the rational man within himself without surrendering to the bourgeois values he despises. His life changes dramatically when he meets a woman who is his opposite, the carefree and elusive Hermine. The tale of the Steppenwolf culminates in the surreal Magic Theater―For Madmen Only!Originally published in English in 1929, Steppenwolf 's wisdom continues to speak to our souls and marks it as a classic of modern literature.

von Paul Eluard, Paul Beluard

"Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets." André Pieyre de Mandiargues.

von Keri Smith

Détruire pour créer », telle est la devise de l auteur qui propose sur 224 pages toute une série de défis créatifs à relever qui titillent l imagination, stimulent l intellect et les zygomatiques et apaisent les tensions quotidiennes !Ça peut être des consignes assez « simples » comme :- remplis cette page de cercles,- colorie cette page en entier,- trace des lignes sur cette page,- remplis cette page quand tu es vraiment en colère,- colle ici une page de journal et entoure les mots que tu préfères,- dessine de la main gauche...Mais aussi et surtout des instructions totalement délirantes, comme :- amène ton journal avec toi sous la douche,- frotte de la saleté sur cette page,- dors avec ton journal et décris cette expérience,- mâche cette page, etc.- trace des lignes lorsque tu es en bus, dans le train et en marchant,- balance ton crayon ou une balle recouverte de peinture sur cette cible (dessinée sur la page),- trouve le moyen d intégrer ce journal à ta tenue d aujourd hui,- colle ici des mouches mortes...C'est un livre à remplir et à s approprier où l on laisse totalement libre court à son imagination car l'essentiel n'est pas de faire mot pour mot ce qui est dit sur le journal, mais de l'interpréter à sa manière.

von SARTRE

"Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres."

von Albert Camus

Product Description "Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve. De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. [...] J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui, malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui s'abat sur l'eau. Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement." About the Author Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, le 7 novembre 1913. Pendant la seconde guerre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef de quotidienCombat à la Libération. Journaliste, mais aussi philosophe, romancier et dramaturge, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Pour ce "Français d'Algérie" pauvre et sans racines, le tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait aussi précaire que le soleil de midi. S'il voue sa vie entière au théâtre (Caligula,L'État de siège,Les Justes), ses romans (L'Étranger,La Peste,La Chute) et son oeuvre de journaliste l'imposent comme l'un des principaux acteurs de son temps.Il meurt en 1960 dans un accident de voiture, laissant le manuscrit du Premier homme inachevé.

von Ferdinand von Schirach

Quinze nouvelles, autant de crimes et de procès. La justice confrontée à des vies qui basculent dans la violence ou dans la passion destructrice constitue le fil rouge de Coupables, deuxième recueil de Ferdinand von Schirach. L’écriture au scalpel de l’écrivain allemand nous plonge au cœur de la mécanique des affaires criminelles et de la psychologie de ceux qui se rendent coupables. Elle suit aussi pas à pas le rôle de l’avocat, en donnant une nouvelle dimension à ces événements qui resteraient de simples faits divers sans le regard de l’écrivain. Qu’il s’agisse d’un viol collectif impuni ou d’une affaire de jeux sadiques dans un internat huppé, ces nouvelles nous éclairent autant sur ces enchaînements qui se transforment en crimes que sur l’innocence perdue en chemin. Quand un homme blesse soudainement un ancien partenaire de sa femme après avoir participé à des jeux d’échangisme avec elle, ou quand une jeune fille fait condamner le mari de son institutrice en l’accusant d’attouchements, ce ne sont pas seulement des questions de justice et de procédure qui se jouent, ce sont des vies qui se détraquent. Coupables sonde cette dimension humaine de la justice avec un pouvoir d’évocation exceptionnel. Dans son style concis, l’auteur allemand nous offre une vision singulière – et inoubliable – de l’être humain dans toute sa complexité et confirme ainsi son immense talent.

von Annie Ernaux

"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Les cuisses, plus claires, ainsi que le haut des bras, dessinent la forme d'une robe et indiquent le caractère exceptionnel, pour cette enfant, d'un séjour ou d'une sortie à la mer. La plage est déserte. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux donne à ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.

von Robert Merle

"Le Reichsführer Himmler bougea la tête, et le bas de son visage s'éclaira... - Le Führer, dit-il d'une voix nette, a ordonné la solution définitive du problème juif en Europe. Il fit une pause et ajouta : - Vous avez été choisi pour exécuter cette tâche. Je le regardai. Il dit sèchement : - Vous avez l'air effaré. Pourtant, l'idée d'en finir avec les Juifs n'est pas neuve. - Nein, Herr Reichsführer. Je suis seulement étonné que ce soit moi qu'on ait choisi..."

von Albert Cohen

"Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient." Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'oeuvre de la littérature amoureuse de notre époque.