Empfehlungen basierend auf "Baudelaire. Les Fleurs Du Mal"

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von Alexandra Bracken

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en foncion du danger qu'ils représentent, et parqués dans des camps. Ruby et quelques autres refusent cette fatalité et s'enfuient. Echapperont-ils à leurs poursuivants ? Et surtout, parviendront-ils à maîtriser leurs pouvoirs sans perdre leur âme ?

von Paul Eluard, Paul Beluard

"Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets." André Pieyre de Mandiargues.

von Simone De Beauvoir

"Comment la femme fait-elle l'apprentissage de sa condition, comment l'éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d'un lourd passé, s'efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j'emploie les mots "femme" ou "féminin" je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre "dans l'état actuel de l'éducation et des moeurs". Il ne s'agit pas ici d'énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s'élève toute existence féminine singulière." Simone de Beauvoir.

von Albert Camus

Product Description "Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve. De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. [...] J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui, malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui s'abat sur l'eau. Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement." About the Author Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, le 7 novembre 1913. Pendant la seconde guerre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef de quotidienCombat à la Libération. Journaliste, mais aussi philosophe, romancier et dramaturge, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Pour ce "Français d'Algérie" pauvre et sans racines, le tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait aussi précaire que le soleil de midi. S'il voue sa vie entière au théâtre (Caligula,L'État de siège,Les Justes), ses romans (L'Étranger,La Peste,La Chute) et son oeuvre de journaliste l'imposent comme l'un des principaux acteurs de son temps.Il meurt en 1960 dans un accident de voiture, laissant le manuscrit du Premier homme inachevé.

von Alina Chau, Elise Nicoli

Le Quotidien De Jordan En Tant Que Joueuse Vedette De L'équipe De Basket-ball De Son école A Pris Fin Lorsqu’un Accident L’a Laissée Paralysée Et En Fauteuil Roulant. Si La Jeune Fille Est Toujours La Capitaine De L’équipe, La Compétition Et, Avec Elle, Ses Rêves De Grandeur, Semblent Loin. Jusqu'à Ce Qu'une Rencontre Avec Un Mystérieux éléphanteau, Qu'elle Surnomme Marshmallow, Mène Jordan Vers Un Nouveau Chemin : Celui De L’amitié, De L’entraide Et De L’acceptation De Soi.

von Alain Mabanckou

Product DescriptionDans ce texte autobiographique, Alain Mabanckou met en scène un jeune garçon, un brin naïf et très imaginatif dans le Congo des années 1970. Fils unique, solitaire, il dialogue la nuit avec sa sœur « montée au ciel avec les anges ».« J’avais dix ans en ce temps-là. Pendant la saison sèche, je quittais en douce mon lit, j’ouvrais la porte de notre maison et je sortais dans la cour. (...) J’attendais parfois une demi-heure. Soudain, il y avait une étoile, une toute petite étoile qui brillait plus que les autres. Je l’observais avec attention. Je la voyais alors se déplacer, s’isoler, me sourire, avant de disparaître un moment entre deux nuages et de réapparaître. (...) Je lui avait donné un petit nom, un joli petit nom : Ma Soeur-Etoile... »Dans ce récit d’enfance, sincère et sans effet, l’auteur nous fait partager, par touches légères et sensibles, des scènes de sa vie familiale et des traditions culturelles et religieuses du pays de son enfance.About the AuthorNé au Congo-Brazzaville, Alain Mabanckou vit aux États-Unis où il enseigne la littérature francophone. Il a obtenu le prix Renaudot en 2006 pour Mémoires de porc-épic. Il est également l''auteur de Verre Cassé. Après l''école Duperré à Paris, puis les Arts Déco de Strasbourg, Judith Gueyfier se lance dans l''édition jeunesse. Son univers graphique s''est développé autour des voyages et nourri de littérature africaine et maghrébine. Elle exploite ces expériences pour mettre en image avec douceur les émotions des textes qu''elle illustre.

von Romain Gary

"La cachette fut terminée aux premières lueurs de l'aube. C'était une aube mauvaise de septembre, mouillée de pluie ; les pins flottaient dans le brouillard, le regard n'arrivait pas jusqu'au ciel. Depuis un mois, ils travaillaient secrètement la nuit : les Allemands ne s'aventuraient guère hors des routes après le crépuscule, mais, de jour, leurs patrouilles exploraient souvent la forêt, à la recherche des rares partisans que la faim ou le désespoir n'avaient pas encore forcés à abandonner la lutte. Le trou avait trois mètres de profondeur, quatre de largeur..."

von Albert Camus

"Je me révolte, donc nous sommes", affirme Albert Camus. La révolte est le seul moyen de dépasser l'absurde. Mais le véritable sujet de L'homme révolté est comment l'homme, au nom de la révolte, s'accommode du crime, comment la révolte a eu pour aboutissement les États policiers et concentrationnaires du XXᵉ siècle. Comment l'orgueil humain a-t-il dévié ?De violentes polémiques ont accompagné la sortie de cet essai. Les contemporains de Camus n'étaient pas mûrs pour admettre des vérités qui s'imposent désormais et mettent L'homme révolté en pleine lumière de l'actualité.

von Simone de Beauvoir, Gallimard Folio edition

"La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. "On me met dans une boîte", disait-elle à ma soeur. "Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi, et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte !" Elle se débattait : "Ne les laisse pas m'emporter !" Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : "Je te promets. Ils ne te mettront pas dans la boîte." Elle a réclamé un supplément d'Équanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : "Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard." Maman s'est endormie."

von Georges Perec

"Tu as vingt-cinq ans et vingt-neuf dents, trois chemises et huit chaussettes, quelques livres que tu ne lis plus, quelques disques que tu n'écoutes plus. Tu n'as pas envie de te souvenir d'autre chose, ni de ta famille, ni de tes études, ni de tes amours, ni de tes amis, ni de tes vacances, ni de tes projets. Tu as voyagé et tu n'as rien rapporté de tes voyages. Tu es assis et tu ne veux qu'attendre, attendre seulement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à attendre : que vienne la nuit, que sonnent les heures, que les jours s'en aillent, que les souvenirs s'estompent." C'est en ces termes que le narrateur s'adresse à lui-même, "un homme qui dort", qui va se laisser envahir par la torpeur et faire l'expérience de l'indifférence absolue.