Comme toute autobiographie qui se respecte, celle-ci fait de la naissance de son protagoniste un mythe fondateur : « Riez, non pas de joie comme si vous aviez entendu quelque chose de drôle, mais pour relâcher la tension abdominale », recommande un médecin mélancolique à la mère du futur George Tabori pour déclencher sa naissance. Conseil qui ne manquera pas de déterminer la vie de ce dernier, dans laquelle l’humour – toujours plus noir – tiendra une place prépondérante. Et s’avérera nécessaire pour survivre malgré l’hostilité ambiante, à commencer par celle de son frère, qui déclare à la vue du nourrisson : « Je vais le balancer dans le Danube. » À l’exception de quelques interviews, George Tabori, fils d’intellectuels juifs, ne s’était encore jamais raconté. Empreints d'une tendre ironie envers les femmes de son enfance et d'une culpabilité d’avoir survécu au génocide qui a décimé sa famille, les cinq récits qui composent Autodafé oscillent entre pathos et drame, accordant une grande place à l’absurde et au théâtre. Tabori livre, au-delà de ces portraits touchants, un tableau lucide de cette société en proie à la montée du nazisme.
Was ist bookie?
- Gratis Lieferung in Deutschland
- Finde Bücher die zu dir passen
- Tracke dein Leseverhalten und setze dir Ziele
- Connecte dich mit anderen Leser*innen
Autodafé
von Rosine Inspektor, George Tabori
Comme toute autobiographie qui se respecte, celle-ci fait de la naissance de son protagoniste un mythe fondateur : « Riez, non pas de joie comme si vous aviez entendu quelque chose de drôle, mais pour relâcher la tension abdominale », recommande un médecin mélancolique à la mère du futur George Tabori pour déclencher sa naissance. Conseil qui ne manquera pas de déterminer la vie de ce dernier, dans laquelle l’humour – toujours plus noir – tiendra une place prépondérante. Et s’avérera nécessaire pour survivre malgré l’hostilité ambiante, à commencer par celle de son frère, qui déclare à la vue du nourrisson : « Je vais le balancer dans le Danube. » À l’exception de quelques interviews, George Tabori, fils d’intellectuels juifs, ne s’était encore jamais raconté. Empreints d'une tendre ironie envers les femmes de son enfance et d'une culpabilité d’avoir survécu au génocide qui a décimé sa famille, les cinq récits qui composent Autodafé oscillent entre pathos et drame, accordant une grande place à l’absurde et au théâtre. Tabori livre, au-delà de ces portraits touchants, un tableau lucide de cette société en proie à la montée du nazisme.
Aktuelle Rezensionen(1)
Zunächst ließen mich die ersten zwei Drittel des Buches recht unbewegt, der etwas eigene Humor Taboris machte mir hier und da zu schaffen. Das letzte Drittel jedoch traf mich mitten ins Herz, sodass ich mit tränengefüllten Augen und einem Gefühl der Leere über das Ende und die Grausamkeit des Menschen nachdachte. Am meisten traf mich das Suchen des Erzähler-Ichs nach den Spuren seines Vaters in der Gedenkstätte Auschwitz. Die stetige Frage „wo bist du […]“ (S.87, Taschenbuch-Ausgabe) und die Erkenntnis des Erzählers, dass sein Vater und dessen Sein unauffindbar sind, sein Vater zu Staub geworden sei, der nun im Wind und auf den Eisenbahnschienen des Lagers niederfällt, hinterließ eine unaussprechliche Leere in mir. Eines ist klar: Wir müssen uns dafür einsetzen, dass so etwas Grauenhaftes nie, niemals wieder geschieht! Für das, was den Opfern des Holocausts angetan wurde, gibt es keine Worte. Es ist die Entartung des Menschen und das Fehlen jeglichen Funkens Menschlichkeit.