Empfehlungen basierend auf "Au pays"
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von Paul Drach
With its blend of Eastern mysticism and Western culture, Hesse's best-known and most autobiographical work is one of literature's most poetic evocations of the soul's journey to liberationHarry Haller is a sad and lonely figure, a reclusive intellectual for whom life holds no joy. He struggles to reconcile the wild primeval wolf and the rational man within himself without surrendering to the bourgeois values he despises. His life changes dramatically when he meets a woman who is his opposite, the carefree and elusive Hermine. The tale of the Steppenwolf culminates in the surreal Magic Theater―For Madmen Only!Originally published in English in 1929, Steppenwolf 's wisdom continues to speak to our souls and marks it as a classic of modern literature.
von Marcel Proust
L'oubli a dévoré l'amour. Effacement de l'être aimé : voilà ce qu'il reste ici d'Albertine pour le Narrateur. Ce roman entame le solde de la Recherche. Proust y analyse les phénomènes de la rupture amoureuse et de l'épuisement de la relation sous le poids du temps. "Mademoiselle Albertine est partie" : le départ ouvre le travail du deuil. Aux tentatives de faire revenir l'être aimé, aux soupçons intermittents sur ce départ (pourquoi, avec qui ?) répond la résignation face à la mort redoutée d'Albertine. Et si elle était vivante ? L'amour, lui, ne l'est plus. L'oubli a déjà fait son travail. Voilà Albertine remplacée par le souvenir et le divertissement du voyage. Elle laisse le Narrateur face à lui-même, face à sa solitude, face à la nécessité d'exister autrement. Albertine disparue finit par être captive de l'oubli. L'emprisonnement dans une relation malheureuse n'est-il pas déjà une mort ? L'amour serait-il une impasse ? Ne resterait alors que la vie sociale et le cabinet de travail, qui seront l'issue du Temps retrouvé. À travers cette superbe étude clinique de la rupture amoureuse, menée au moment du développement de la psychanalyse et de la théorie freudienne, Proust nous montre la force de l'oubli. Comme son contemporain Apollinaire, il nous murmure : "Ni temps passé / Ni les amours reviennent".
von Albert Cohen
Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient.»Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d' uvre de la littérature amoureuse de notre époqu
von SARTRE
"Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je com prends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres."
von Miguel Sousa Tavares
Lorsque, par un matin pluvieux de décembre 1905, Luís Bernardo Valença, propriétaire d'une petite entreprise de marine marchande, licencié en droit et brillant intellectuel se rend à Vila Viçosa pour y rencontrer le roi, il est loin de se douter que sa vie va basculer. La mission aussi patriotique que risquée que lui confie Don Carlos va en effet mettre un terme à sa vie mondaine au sein de la société cosmopolite de Lisbonne. Nommé gouverneur des îles de São Tomé et Príncipe, son action en défense des Noirs travaillant dans les plantations de cacao et de café le plonge au coeur de multiples conflits d'intérêts entre les colons et la métropole. Et sa passion pour Ann, la femme du consul d'Angleterre, loin d'apaiser les tensions, ne fera qu'aggraver la mission impossible de Luís Bernardo, homme de progrès épris de liberté.Pour son premier roman, Miguel Sousa Tavares brosse une fresque brillante de la société portugaise prise en tenailles entre la modernité et les pratiques rétrogrades de ses colonies, et nous offre une magnifique histoire d'amourTraduit du portugais par Geneviève Leibrich
von Tahar Ben Jelloun
Juillet 1971, le narrateur participe au coup d'État fomenté contre le roi Hassan II. Échec cinglant, direction le bagne de Tazmamart et ses conditions d'incarcération inhumaines. Cinquante-huit soldats sont ainsi condamnés à la mort lente. Commencent alors dix-huit années d'humiliations quotidiennes pour les candidats à la survie : faim, obscurité, odeurs nauséabondes, déchéance physique, folie, souffrances indicibles, les détenus malgré tout tentent de s'organiser, profitant notamment de l'enterrement de l'un des leurs pour jouir quelques minutes de la lumière du jour. Un jour viendra où je serai sans haine, où je serai enfin libre et je dirai tout ce que j'ai enduré. Je l'écrirai ou le ferai écrire par quelqu'un, pas pour me venger, mais pour informer, pour verser une pièce au dossier de notre histoire, dit le narrateur. Trente ans plus tard, son voeu est exaucé : Tahar Ben Jelloun s'empare de ce témoignage pour en tirer un roman et faire la lumière sur les atrocités inavouables du régime marocain.
von Timothée de Fombelle
Le grand chêne où vivent Tobie et les siens est blessé à mort. Les mousses et les lichens ont envahi ses branches. Léo Blue règne en vrai tyran sur les Cimes et retient Elisha prisonnière. Les habitants se terrent. Les Pelés sont chassés sans pitié. Dans la clandestinité, Tobie se bat, et il n'est pas le seul. Au plus dur de l'hiver, la résistance prend corps. Tobie parviendra-t-il à sauver son monde fragile? Retrouvera-til Elisah?
von Yaël Hassan
"Berlin, avril 1939. Ce que j'ai à t'annoncer est si incroyable, si romanesque aussi ! Si tout va bien, nous partirons bientôt pour La Havane, capitale de Cuba ! Hitler est devenu fou. Il a donné sa bénédiction à la décision de Goebbels de laisser les Juifs quitter librement l'Allemagne en échange de tous leurs biens ! Un premier bateau emportant avec lui un millier de Juifs partira prochainement. Je ne peux y croire ! La partie est loin d'être gagnée, je le sais. Mais au moins nous avons repris espoir". Partage le journal intime d'Ilse, et vis avec elle la bouleversante histoire d'une jeune fille juive en exil. [payot.ch]
von Marcel Proust
La Prisonnière est le cinquième tome d'À la recherche du temps perdu de Marcel Proust publié en 1925 à titre posthume. Le thème principal de ce volume est l'amour possessif et jaloux qu'éprouve le narrateur pour Albertine. Il la fait surveiller, la soupçonne de liaisons homosexuelles, essaie de la retenir chez lui.
von Henri Laborit
"Se révolter, c'est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l'intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la soumission du révolté... Il ne reste plus que la fuite."Henri Laborit pose, à la lumière des découvertes biologiques, la question de notre libre arbitre, de notre personnalité même. La politique, la société, tout prend dès lors une autre dimension.